Enquête publique sur le BIP Est : une provocation à 2 mois de la COP 21

L’enquête publique pour la portion Est de l’avenue du Parisis (BIP) de Bonneuil à Groslay d’un montant évalué à 146 M€ est en cours. Le Collectif Vivre sans BIP dénonce ce projet obsolète de 2x2 voire 2x3 voies routières.

Une provocation à 2 mois de la COP 21
Alors que va se tenir à moins de 4 km du tracé le sommet international pour sauver le climat, le conseil départemental est en train de lancer un projet d’infrastructure qui va augmenter la circulation automobile et les émissions de Gaz à Effet de Serre. Cherchez l’erreur !

Un projet incompatible avec le SDRIF (Schéma Directeur de la région IdF)
Le projet soumis en enquête publique n’est pas compatible avec le SDRIF et est donc illégal. L’avenue du Parisis y est en effet identifiée en tant que « réseau de transports collectifs », ce qu’elle n’est manifestement pas puisqu’il s’agit d’une 2x2 voire 2x3 voies routières sans le Transport en Commun en Site Propre (TCSP) qui avait été présenté lors de la concertation de 2012. Ce dernier est renvoyé aux calendes grecques. Qui plus est, le SDRIF stipule que l’infrastructure devra limiter la circulation routière à 2x1 voies.

Un projet plus que jamais inutile
Le Dôme de Sarcelles, que l’avenue du Parisis était censé desservir, est quasiment enterré puisque l’appel à candidature lancé par la ville est demeuré infructueux tandis que le Colisée, son concurrent direct de Tremblay, devrait bientôt démarrer sa réalisation.
Le projet EuropaCity, s’il voyait le jour, serait quant à lui déjà desservi par le BIP Est existant et par le métro du Grand Paris.

Faciliter l’accès à la plateforme de Roissy CDG par les transports en commun
Comme le fait remarquer opportunément le Maître d’Ouvrage, les habitants des zones concernées par l’avenue du Paris sont «faiblement motorisés et captifs des transports en commun comme le démontre la forte fréquentation du T5 aujourd'hui.» Favorisons donc l’accès en transports en commun à la plateforme de Roissy riche en emplois. Le prolongement du T5 vers le Bourget ainsi qu’un TCSP irriguant le centre de Sarcelles et de Garges puis empruntant une des voies de la portion du BIP existante pourrait répondre à ce besoin.