Communiqué de Presse du 5 avril 2012

A l’issue de cette première phase de concertation sur le secteur Est, le Collectif Vivre sans BIP, conforté dans ses positions, constate qu’un certain nombre d’éléments qui ont émergé vont à l’encontre des affirmations des promoteurs de l’Avenue du Parisis, maintes fois répétées lors des trois réunions, et, confirment l’inutilité de ce projet comme son caractère néfaste pour l’environnement.

- Sur l’intérêt éventuel d’une nouvelle liaison routière Ouest – Est : les études indiquent, qu’au-delà des déplacements ponctuels, à peine plus de 3000 actifs des communes de l’Ouest de la RD301, concernés par ce projet vont travailler à l’Est de la RD301 et encore beaucoup moins dans le sens inverse.

- Sur l’unanimité des élus concernant l’intérêt de cette liaison : le groupe VOUS (Val d’Oise Utile et Solidaire) a fait paraître une contribution indiquant que lorsqu’elle dirigeait le département, l’actuelle opposition envisageait d’abandonner la réalisation de la portion routière de Soisy à la RD301. Que devient cette alternative ?

- Sur l’absence d’augmentation de trafic du fait de la nouvelle liaison : les études montrent que le trafic sur la zone traversée par l’Avenue du Parisis augmentera d’au moins 13% par rapport à une situation de référence sans Avenue. Cela signifie, au moins ,13% d’émissions de polluants supplémentaires et démontre également que cette nouvelle artère servira de voie de rabattement aux infrastructures autoroutières existantes telles que l’A86 et l’A104.

- « favoriser les déplacements alternatifs à ceux qui sont effectués aujourd’hui en véhicules particuliers » : comment peut-on favoriser les déplacements alternatifs en construisant une 2x2 voies ? A quoi sert le TCSP adossé au projet qui, loin des zones densément peuplées, ne sera accessible qu’au prix de multiples correspondances (bus, trains, …) ? Deux questions auxquelles le Maître d’Ouvrage a bien du mal à répondre.

Alors que les prix des carburants atteignent des sommets et que cette tendance ne semble pas devoir se stopper prochainement, le Collectif regrette qu’aucune alternative au projet ne soit présentée par le Conseil Général. Il préconise que l’ensemble des moyens financiers soient utilisés à améliorer et à compléter les moyens de transports en commun existants, au plus près des usagers, de façon à ce que notamment les populations des communes de l’Est du tracé puissent facilement accéder à la zone d’emploi de Roissy CDG.

Le Collectif Vivre sans BIP constitué ou soutenu par 17 associations participera évidemment pleinement à la seconde phase de concertation prévue dès le mois de septembre.