Communiqué de Presse du 7/02/2012

Les craintes du Collectif Vivre sans BIP étaient fondées

Ainsi que nous le craignions, le Conseil Général envisage de lancer l’enquête de concertation relative à l’Avenue du Parisis dans deux semaines, soit du 20 février au 23 mars 2012.

Cette démarche précipitée est inadmissible et totalement irrespectueuse des populations comme des associations concernées qui ne sont toujours pas officiellement informées - deux semaines avant - du lancement de cette enquête et du contenu du projet. Elle confirme le peu d’intérêt que les responsables politiques départementaux portent à l’opinion de ces populations, les dates prévues se situant de surcroît pendant les vacances scolaires. Enfin, la concomitance de cette pseudo-concertation avec des élections nationales ne peut que donner l’impression de vouloir en limiter au maximum l’impact médiatique.

Y a t- il un réel besoin d’une telle précipitation pour un projet vieux de 70 ans et de court-circuiter ainsi le processus de concertation démocratique ?

Le projet d’Avenue du Parisis, c’est :

• La création d’une autoroute de transit en provenance et à destination de l’aéroport de Roissy CDG en pleine zone urbanisée pour toujours plus de voitures et toujours plus d’avions,

• Un accroissement de la pollution, bruit et gaz toxiques, dans un secteur déjà fragilisé, entre autre, par le trafic aérien, posant un réel problème de santé publique pour les plus jeunes et les plus âgés d’entre nous,

• Un coût dépassant le demi-milliard d’euros, que le Conseil Général envisage de financer en partie par l’augmentation des impôts locaux alors qu’il n’a déjà pas les moyens de pourvoir aux dépenses destinées à l’amélioration du quotidien de ses administrés.

Le Collectif Vivre sans BIP, dénonce avec force la façon de procéder du Conseil Général et demande le report de cette enquête de façon à ce que puisse s’engager un vrai débat démocratique sur un sujet qui concerne tous les habitants des zones traversées. Le Collectif prendra pleinement part à ce débat en faisant valoir l’inutilité de ce projet et ses conséquences environnementales et financières désastreuses. Il sera force de proposition pour une autre approche des transports dans les secteurs concernés.

Communiqué au format pdf : CP_Vivre_sans_BIP_07_02_2012