Le projet autoroutier de l’Avenue du Parisis (ex-BIP) rebaptisé TCSP Bezons-Villepinte, n’a pas sa place dans le Grand Paris

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Doc_db_gp_extrait_p136Quel rapport entre le projet du Grand Paris et celui de l’Avenue du Parisis ? A priori, aucun. Sauf pour le Conseil Général du Val d’Oise qui tente coûte que coûte de faire financer ses projets routiers et autoroutiers dans le cadre d’un projet de transport en commun.

Le plan ci-contre est extrait d'un document du débat public du Grand Paris consultable en ligne : Dossier du Maitre d'Ouvrage, chapitre II, page 136.

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Ci-dessous, un zoom sur le TCSP Bezons-Villepinte qui reprend le tracé du BIP (ou avenue du Parisis).

 

Zoom_extrait_p136

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Le Val d’Oise : un département sinistré en matière d’environnement

 

Comme vient de le rappeler le magazine « La Vie » qui attribue au Val d’Oise le bonnet d’âne des départements français en matière d’environnement, notre département souffre de nombreux handicaps dont notamment :

 

ü Un aéroport international aux proportions gigantesques qui empoisonne la vie quotidienne de nombreux habitants : plus de 2 millions de personnes survolées par les avions volant  à moins de 3000 mètres et plus de 600 000 personnes par des avions volant à moins de 1000 mètres (dont 80% de Valdoisiens). En 2009, 525 000 mouvements ont encombré le ciel du Val d’Oise, mais Aéroport de Paris nous en promet 900 000 en 2020 !

 

ü Un réseau routier et autoroutier dense et étendu : A1, A15, A16, A104, A115,… favorisant un usage important de la voiture au détriment des transports en commun dont l’état n’a fait que se dégrader au fil des dernières décennies.

 

L’Avenue du Parisis : une nouvelle autoroute urbaine

 

Le projet de l’Avenue du Parisis, baptisé abusivement « TCSP » par ses promoteurs, n’est ni plus ni moins qu’un projet d’autoroute urbaine devant relier à terme Sannois à Gonesse dans la frange urbaine du sud du Val d’Oise. Ce projet qui date de 1937 et qu’on croyait définitivement enterré refait surface à l’occasion du Grand Paris. Cette nouvelle infrastructure ne va faire qu’accroître les maux dont souffrent déjà les habitants des zones concernées :

 

·         Un accroissement des nuisances sonores qui se cumuleront à celles déjà générées par les aéronefs. Ainsi  le tracé de l’Avenue du Parisis se situe t’il en intégralité dans la zone C du Plan d’Exposition au Bruit de Roissy CDG adopté le 3 avril 2007,

 

·         Un accroissement de la pollution atmosphérique et des répercussions sur la santé des riverains,

 

·         Un accroissement de la circulation locale du fait de «  l’effet de coupure » créé par la nouvelle voie dans les communes qu’elle traversera,

 

·         Une pollution « visuelle » à l’image de ce qui est réalisé sur Sannois et St Gratien.

 

Auxquels il faut ajouter entre autres :

 

·         Une inévitable augmentation des émissions de GES générées par la circulation supplémentaire,

 

·         L’altération de la zone hydrogéologique complexe que constitue la colline de Montmorency.

 

Enfin, gardons le meilleur pour la fin : le coût initial de cette nouvelle autoroute dépasserait les 500 millions d’Euros !

 

Le souhait des Valdoisiens : pas de projets routiers mais le développement de transports propres !

 

Les Valdoisiens ont déjà pu exprimer leurs souhaits en matière de transport lors de l’enquête réalisée en 2007 par le Conseil Général. Les résultats sontsans appel :

 

o       Améliorer la fréquence des trains et RER : 61%

 

o      

 

o       Créer de nouvelles voies automobiles : 10%

 

Ces souhaits rejoignent d’ailleurs, de façon plus générale, ceux de nos concitoyens. Ainsi l’étude réalisée par le CEVIPOF (Centre de recherches politiques de Sciences Po) à la demande de l’ADEME montre que 67% des Français estiment que stopper la construction de toute nouvelle autoroute (en affectant l’argent au transport par le rail) serait une bonne mesure. A contrario,  les parlementaires ne sont que 36% à aller dans le même sens. Ce qui montre malheureusement que sur les questions d’environnement certains de nos élus ont plus d’un train de retard ! 

 

L’Avenue du Parisis : un projet obsolète qui n’a pas sa place dans le Grand Paris

 

Au-delà du projet de métro automatique qui matérialise le Grand Paris, l’urgence est à l’amélioration des transports en commun existants et au développement d’alternatives à la route.

 

Le collectif considère que cette liaison routière, d’une part, ne répond pas suffisamment à des critères d’intérêt général qui intègrent de plus en plus des notions de respect de l’environnement et de développement durable et constate, d’autre part, qu’aucune étude sérieuse ne vient justifier la pertinence de ce projet. Il demande que l’ensemble des crédits qui y sont affectés ou qu’il est envisagé d’y affecter soit reporté sur des projets alternatifs plus respectueux de l’environnement.

 

Le Collectif Vivre sans BIP

 

Le collectif Vivre sans BIP est d’ores et déjà constitué ou soutenu par 17 associations engagées dans la recherche d’un développement durable de notre département, soucieuses de l’amélioration des conditions de vie des habitants de la Vallée de Montmorency et qui refusent ce « projet de trop ».